Photographe et cinéaste animalier, il assouvit sa passion depuis ses premiers clichés, à 7 ans. Arrivé à quatre ans à l'île de Ré, il poursuit ses études à l'école d'art et design Condé (Paris XV), suivi d'un master en cinéma animalier. Jeune cinéaste, il a filmé des oiseaux pour le film « Vivant » de Yann-Arthus Bertrand. Depuis, il poursuit son chemin en globe-trotter.
"– Aujourd'hui, je cherche à faire un travail centré sur la découverte, l'accompagnement et la sensibilisation. Faire connaître les espèces menacées a toujours été au cœur des mes objectifs audiovisuels.
Mon travail porte avant tout sur tout ce qui fait la beauté du monde sauvage."
Ses clichés sont pris en très gros plan serré, de façon à capter le regard de l'animal. Ainsi, on a l'impression inverse : c'est lui qui nous observe et nous questionne - « Pourquoi ? »
Et il capte les yeux de ces animaux partout dans le monde, dans leur habitat naturel ou bien dans les parcs zoologiques, pour nous faire découvrir les espèces en grand danger . C'est le défit actuel de Mathieu Latour* :
« Regards d'extinction » - collection de plus de 300 portraits d'animaux menacés, en face à face.
" ... je cherche, par mes œuvres, à rappeler un état initial... Et si nous nous inspirions de notre ancêtre, de sa frugalité, de son adaptabilité pour créer une sobriété heureuse? "
La splendeur du monde vivant qu'il faut préserver.
Né en 1993, artisan en ferronnerie d'art dès l'âge de quinze ans, Jean-Baptiste Galon entreprend, via le compagnonnage et un parcours atypique, des formations qui le conduiront du Canada à la Suède, en passant par l'Italie et le Royaume Uni ; d'un CAP à Périgueux à une licence des Beaux-Arts sur métal à Göteborg. C'est un artiste complet (et pédagogue*) qui s'est installé à Nantes et nous présente ses sculptures zoomorphes..
« – Mon travail est un assemblage et une déformation du fer et de l'argile ; j'utilise essentiellement les techniques de forge traditionnelle pour mettre en forme mes idées..."
Manier les matériaux bruts que sont le fer, le ciment, l'argile, être le maître du feu et façonner des objets – usuels ou œuvres d'art – relève d'une fonction quasi magique et suscite pour le moins l'admiration, voire la vénération dans d'autres cultures. On pense aux Arts Premiers et les maîtres forgerons africains (les Dogon au Mali par exemple).
Ses sources d'inspiration ? La nature, autrefois, quand Sapiens rêvait de... devenir forgeron et réaliser les aurochs qu'il dessinait sur les parois rupestres.
" ... je cherche, par mes œuvres, à rappeler un état initial... Et si nous nous inspirions de notre ancêtre, de sa frugalité, de son adaptabilité pour créer une sobriété heureuse? "
Aux origines de l'humanité ; symbiose et harmonie.
Artiste peintre angevin né en 1961 à Trélazé, cité minière d'ardoise, Denis Huneau étudie aux Beaux-Arts d'Angers et obtient son diplôme en 1986. Depuis, il vit et travaille à Faye d'Anjou, charmant village des Coteaux du Layon. C'est là qu'il dessine et peint à l'aquarelle ses grands formats, des portraits en pied où l'humain – seul – recherche la présence d'un animal de compagnie.
« – Dans ma peinture, je parle du quotidien, de ce qui est essentiel, de l'humain. Je cherche par ma propre écriture, à poétiser le réel, le commun, l'ennui.
… La présence récurrente de petits animaux domestiques sont autant de clins d’œil à notre humanité, témoins de notre solitude dans ce monde technologique si parfait"
Du.dessin noir et blanc sur papier, esquissé à la plume et l'encre de chine, naît une silhouette, parfois dans un décor d'intérieur du quotidien. L'aquarelle apporte une infinie douceur, une poésie diaphane si reposante. Denis Huneau laisse libre cours à son imagination comme s'il improvisait.
« – Quand je commence, je ne sais jamais ce que je vais faire. »
Mais, en deuxième lecture apparaît la solitude. L'humain si grégaire se retrouve seul, désespérément seul. Dans sa vie de tous les jours, face à l'inconnu, face à des choix cornéliens, face à la technologie qu'il a inventée mais qu'il ne maîtrise plus, face à l'univers... Une représentation métaphysique où l'essentiel est montré sous le regard impavide du petit chien.
« – Je cherche simplement à ce que ce soit juste.»
Céleste Richard-Zimmermann
Jeune artiste plasticienne née en 1990, originaire de Mulhouse, elle a étudié aux Beaux-Arts de Nantes après une année à l'école préparatoire à l'Atelier de Sèvres à Paris. Son diplôme en poche en 2017 avec félicitations du jury, elle s'installe à Nantes où elle travaille également comme technicienne décor en spectacle et événementiel depuis 2016.
Artiste engagée, Céleste Richard-Zimmermann a un regard aiguisé sur les travers de notre société contemporaine, dure, cruelle et inégalitaire mais ouverte à toutes les cultures. Elle s'y emploie avec enthousiasme et déborde d'énergie en convoquant le passé pour mieux justifier le présent. Ainsi les quatre œuvres présentes où elle traite le thème de l'Inversion ou Ré-volution.
« – J'ai assimilé la révolution à un phénomène cyclique, un peu comme celui des 4 saisons. A l'image des fêtes carnavalesques du Moyen-Âge, aux portes de l'embrasement des festivités, se situe la révolte : un ordre divergent pourtant nécessaire, pour que tout revienne à la situation initiale. »
Les quatre saisons font penser au Cycle des saisons de Pieter Brueghel mais les positions anthropomorphes des animaux, le grotesque des situations, les masques nous entraînent vers «Le combat de Carnaval et Carême» - 1559 du même peintre ou le panneau de droite – l'Enfer – du triptyque «Le Jardin des délices» de Jérôme Bosch peint vers 1480/90.
On reconnaît les différentes saisons grâce aux fleurs : mimosa pour l'hiver, coquelicots le printemps, tournesols l'été et chrysanthèmes l'automne. Sur la grisaille des fonds sont tagués des slogans de manifestations.
Un univers singulier à découvrir.
Artiste peintre naturaliste animalier, né à Pouzauges en 1971, il débute une carrière de guide animateur-nature dans une réserve ornithologique à la fin des années 80 et affine ses talents de dessinateur pour croquer sur le vif les oiseaux. Équipé d'une longue vue ou de jumelles, il traque et dessine tout ce qui passe dans son champ de vision.
« – J'illustre et je peins tout ce qui a un lien avec la nature, que ce soit des oiseaux, des mammifères, des reptiles, des amphibiens, des invertébrés et même des paysages, sans oublier l'homme dans son milieu. »
Reconnu par ses pairs comme illustrateur naturaliste, il est artiste indépendant depuis 2002. il collabore avec les parcs nationaux et régionaux, les musées, les revues spécialisées – La Salamandre, l'Oiseau magazine... et ses planches sont éditées par les plus grandes maisons ((Nathan, Actes Sud, Belin...)
A l'image de son inspirateur Robert Hainart (grand naturaliste suisse du XXe siècle), sa méthode de prédilection est le croquis sur le vif, d'après nature, de manière fortuite ou anticipée. Ses sujets sont esquis-sés au crayon, souvent rehaussés d'aquarelle. Il utilise volontiers la sanguine et le pastel, sur le terrain ou à son atelier à Chantonnay.
Ces aquarelles, ces croquis ont quelque chose d'unique, rare et fragile.
Né à Paris en 1961, il habite Neuvy le Roi (au nord de Tours).Après son diplôme aux Arts Décoratifs de Strasbourg – spécialité illustration –il publie plusieurs livres pour enfants dont un célèbre abécédaire animalier, sur des textes de Pef, édité en 1986 : « ça coince ». Il s'intéresse aussi à l'humain, volontiers caricaturiste et affichiste, il s'est tourné vers des grands formats peints à l'acrylique sur toile depuis une quinzaine d'années.
Son bestiaire humoristique trouve enfin sa place dans des situations cocasses. On s'attend à ce que le crocodile ou l'éléphant, montés sur ressorts, jaillissent de la boîte. Ou que la nuit, ils s'extirpent de leur case pour se dégourdir les pattes !
Très Loin de la maltraitance animale, c'est du côté des circassiens qu'il faut se tourner et admirer ces contorsionnistes d'animaux qui nous regardent d'un œil goguenard et semblent nous dire : « – Alors toi, t'es cap. ou t'es pas cap. ? » A moins qu'ils manifestent leur désaccord sur le manque de place dans leur habitat naturel : « – Ça coince !!! »
Sous des couverts facétieux, Benoît Déchelle nous plonge dans son univers poétique teinté d'humour. Il aime ses animaux, c'est évident ; le soyeux des robes, le regard... Jacques Prévert n'est pas loin, l'Oiseau-lyre et l'enfant que nous sommes, non plus.
Une « mise en boîte » qui nous amuse, nous émeut et nous interpelle.
Enfant passionnée par les animaux et le dessin, elle étudiera d'abord l'architecture à Strasbourg avant d'obliquer vers la peinture il y a une vingtaine d'années. Elle acquiert une solide technique auprès du copiste M. Barberio. Alix vit et travaille à Trézieux (49) depuis 2009. Elle s'est aussi beaucoup investie dans le village d'artistes de Rablay sur Layon. Et sa passion – la biodiversité –reste intacte.
" – Quand je questionne ce lien entre nous tous, habitants du vivant, je laisse
surgir les images de ce qui fait sens dans mon inconscient. Je m'amuse à
l'interpréter et le recomposer à travers un univers étrange et poétique, où les
repères se fondent et s'égarent entre animal et végétal, réel et imaginaire...".
De ses études d'architecte, elle a conservé le trait, l'acuité du trait de plume très précis. On pense alors aux dessins de Pierre-Yves Trémois. L'idée, elle, vagabonde parmi les rêveries surréalistes, là où l'imagination féconde devient poésie. Un art proche de Léonor Fini lorsqu'elle dessinait ses chats.
Magnifique travail à l'encre ou au fusain, peint à l'acrylique, sur les animaux où les poils sont de l'herbe, les plumes des fleurs ; avec des papillons, des oiseaux... La Création revisitée.
Il faut prendre le temps et s'approcher pour découvrir des détails qui témoignent de la virtuosité de l'artiste. Peut-être trouverez vous l’œil au cœur d'une fleur comme autrefois la mouche sur les tableaux du XVI-XVIIe siècle.
Un regard curieux et poétique sur la nature
Artiste plasticienne et peintre "muraliste" , Alice Jousset travaille autant en déco intérieure ou en fresque extérieure qu'en plus petits formats sur chevalet . Elle a son atelier à Rezé (44).
" – Mélange onirique d'éléments végétaux, maritimes et animaliers, mes tableaux
proposent des compositions abstraites et colorées.
Je réalise d'abord un gros travail sur les fonds avec beaucoup de couleurs puis je
compose par dessus des éléments graphiques ou plus figuratifs ".
Ses thèmes favoris ? Les fonds marins. Davantage les herbiers de posidonie psychédéliques que "20 000 lieues sous les mers". Plus la douceur d'Amphitrite que les monstres qui peuplent les abysses.
L'artiste semble inspirée par les tissus en batik sur lesquels elle aurait dessiné au posca* une fleur, une baleine. La peinture acrylique créée l'illusion. Les fonds sont particulièrement travaillés ; certains abstraits, d'autres qu'on confondrait avec les chefs d’œuvres du Vitrail Art Nouveau, notamment ceux de Jacques Grüber, maître-verrier à Nancy. * peinture à l'eau au stylo
Un beau travail, patient et minutieux , qu'Alice entreprend en traitant le motif végétal tout en arabesque et l'animal qui se fond dans le décor. L'humain n'est pas totalement étranger à ces scènes de genre ou de paysages.
" La Vie comme une explosion de couleurs. ".