Résumer l’activité de Valérie Gavaud est une gageure. Viticultrice par son héritage bourguignon, elle se confronte à d’autres formes d’art dans son village d’artistes de St Liguaire (79). La sculpture initiale, aujourd’hui oubliée, a fait place à des recherches en art thérapie, à l’écriture de romans graphiques, à la peinture de paysages inquiétants et à des séries de pastels qui, par leur noirceur expressionniste et l’étrangeté des personnages, nous renvoient aux Caprices de Goya. Une œuvre sombre qui éclaire les âmes contemporaines.
Artiste nieulais, décédé en 2004 à l’âge de 57 ans, Dominique Ferré a laissé une œuvre picturale, importante, aux inspirations multiples tout au long de son parcours artistique. Thème religieux ou incident de la vie locale, quelle qu’en soit l’origine, l’œuvre est traitée avec une précieuse minutie. Sa maitrise le relie aux peintres hollandais du XVIIème siècle. Mais par son ironie, parfois mordante, il participe de la causticité séculaire de l’esprit français. Son œuvre est à redécouvrir pour en apprécier toute la beauté, la richesse et la portée.
Ferronnier d’art d’origine, Jacques Billon, libéré des obligations professionnelles, se consacre désormais, dans son atelier de Barbechat, à la sublimation de l’acier, ce métal qui le fascine depuis sa jeunesse. Tour à tour, après des recherches méthodiques, les feuilles d’acier s’épanouissent en oiseaux paradisiaques ou magnifient des corps féminins. Comme le peintre qu’il sait être aussi, il fait émerger du métal, par une technique de patine très personnelle, d’infinies nuances colorées.
Il a fallu attendre les temps de liberté pour que s’épanouissent, au regard de tous, les formes et couleurs qui sommeillaient en elle depuis l’enfance. Anita peint. On peut y reconnaître des paysages, des personnages, des situations mais il ne faut pas se tromper, l’essentiel de son œuvre est ailleurs, dans la recherche mélodique d’une harmonie colorée. Héritière de Monet, elle poursuit ses recherches en séries de variations, tentant à son tour de capter la vérité lumineuse de l’instant.
« Ni peintre, ni sculpteur, ni photographe, ni performeur, ni installateur et pourtant un peu de tout ça… Paradoxal pour un artiste qui dit ne faire qu’une seule chose à la fois. » Ainsi se présente Jean Claude Artaud, personnage étonnant, sorti de la ferme de ses parents pour découvrir sur le continent américain toutes les ruptures de l’art contemporain. Ruptures qu’il applique à lui-même, tant sa production est diverse. Seule sa personnalité, passionnante, assure la cohérence intime de l’ensemble de ses productions.