Artiste plasticienne née à Paris, Claire Alary étudie aux Beaux Arts d'Angers,puis à l 'université
Rennes II où el le obtient un DEA d'Arts Plastiques. El le enseigne à l ’École des Beaux Arts d'Angers et
instal le son atel ier à Savennières. El le y dessine, peint, grave, sculpte, pétrit, coule le bronze, crée
des instal lations et réal ise même des vitraux ! Et des expositions. !
" – Tout peut prendre sens dans mon travail dans la mesure où cela sert mon besoin de créer des formes
reconnues et reconnaissables... Mes derniers travaux tournent autour des rapports entre le corps et le
paysage. Le corps est une métaphore de mon intérieur, ma chambre, mon jardin...".
Parmi tous les médiums utilisés dans son œuvre pluridisciplinaire, les toiles retiennent l'attention
par l'expressivité qui s'en dégage : traitement de la pâte picturale, la matière épaisse, en couches très
colorées, puis grattée, gravée à la pointe, ou bien encore dessinée en surimpression. Il y a tout à la fois
une urgence et un geste brut. Pas de fioritures. Claire va à l'essentiel. Cela nous émeut et titille notre
imaginaire.
Chacune de ses toiles semblent violemment spontanées dirait A. Malraux. On peut rattacher l'art de
Claire Alary au Néo-expressionnisme et tous ces courants – Figuration Libre, Bad Painting – qui ont su
réagir à l'abstraction et le minimalisme à la mode. Les mânes de Jean Fautrier, Georg Baselitz et
Jean Dubuffet rôdent dans l'atelier de l'artiste.
« – Ce qui m'importe, ce sont avant tout les expériences et les rencontres ».
Artiste peintre et photographe, vendéenne d'origine, Christine Poupeau vit et travaille à son atelier de Landeronde depuis presque 20 ans et elle dispense son savoir-faire à l 'Atelier Imprimatur aux Sables d'Olonne. Elle enseigne aussi à l ’École d'Art, au Cyel, à La Roche-sur-Yon. Elle est également professeure-animatrice à l ’École d'Art de Croc'Arts à Aubigny. Son activité débordante ne l 'empêche nullement de préparer des expositions, tant en France qu'à l 'étranger.
" – J'ai traversé le monde de la mode, puis le besoin d'exprimer au-delà de la forme, de sonder ce qui se trame derrière les apparences m'a amené sur le chemin solitaire de la peinture et de la photographie. De l'hyperréalisme à l'abstraction, mes images sont la surface visible d'un monde sensible ".
Son thème de prédilection ? LA FEMME : femme dans tous ses états, une femme en mouvement, dans la trivialité du quotidien, emportée par le tourbillon de la vie.
Une maîtrise technique hors pair, que ce soit le dessin, les pastels secs, l'huile et le graphite sur toile ou la Tempera, technique héritée des maîtres flamands du quattrocento (XVe siècle) que Christine affectionne particulièrement. Le mouvement – brusque – suggéré par un flou (pas voulu par l'artiste comme une photo), lequel va procurer une vibration semblant parvenir à capturer et figer l'instant évanescent. « Un œuvre pluriel, qui pourtant se fait l'expression d'un univers profondément cohérent avec, pour centre de gravitation, le féminin ».
En clôture de : " 2024 – La place des femmes dans la société " initiée par la municipalité d'Aubigny-Les Clouzeaux, Christine Poupeau a été sollicitée pour réaliser une grande toile qu'elle a intitulée : "Sororité".
Artiste plasticienne franco-américaine née en 2000, Em termine ses études aux Beaux-arts de Nantes, après son diplôme (félicitations du jury) en Graphisme Éditorial, à Grenoble. El le va publier un roman graphique, Ganymède – œuvre de science fiction et vulgarisation – projet intégré au très sérieux Laboratoire de Planétologie et Géosciences en lien avec la mission spatiale « Juice » de l 'ESA.
" – Je suis passionnée par la recherche qui allie l'art et la science, ce qui me conduit à de nombreux projets à travers une approche pluridisciplinaire et expérimentale où je tends à un métissage entre le design éditorial et l'art plastique, ainsi que divers champs scientifiques".
Du dessin noir et blanc sur papier à la plaque de métal déformée, meulée, triturée pour faire ressortir les nuances de gris, brûlée pour bleuir, ou les traces de roui l le par le temps, l 'artiste s'approprie tout matériau susceptible, sous ses doigts, de devenir une œuvre d'art.
Si ses centres d'intérêts semblent très variés , Em De Korsak apprécie tout autant le Land Art de Robert Smithson que les installations d'Anne Imhof ou les performances de Gina Pane. Sergio Toppi, scénariste et dessinateur de B.D. l'a inspirée pour son graphisme. Au XIXe, les illustrateurs-vulgarisateurs scientifiques avaient pour nom Gustave Doré, Camille Flam-marion, Edouard Riou (romans de Jules Verne chez Hetzel) et excellaient en xylogravure. Le monde d'Em : surprenant, passionnant : à encourager.
Croc'ARTS a choisi d'innover et se tourne résolument vers la jeunesse. Ainsi, lors d'expos « Echanges de Regards », nous sélectionnerons un(e) artiste professionnel(le) des années 2000 ( (qu'il ou elle sorte des Beaux Arts ou autres).
Artiste peintre ayant étudié aux Beaux-Arts à Paris (1971 – 1975), el le expose en France et à l 'étranger dès 1978. Isabel le vit et travai l le à Saint Saint-Nazaire (44) depuis 1996. Son thème de prédilection est la série. Peindre des séries qui pourraient être déclinées à l ' infini.
" – Je ne regarde pas les dessins au fur et à mesure que je les peint ; je les enchaîne. Je pour-rais décider de développer maintenant une série jusqu'à ma mort ; je pense que je ne me répéterais pas.".
Bien sûr l'idée de série fait penser au Nymphéas qui ont obsédé Claude Monet pen-dant 30 ans ou les 32 sérigraphies de boîtes de soupe Campbell qu'Andy Warhol a présentées sur une toile en 1962. Ou bien Jeff Koons avec ses " Balloon Dog ". Depuis les Frères Limbourg au XVe siècle jusqu'aux artistes contemporains en passant par Arcimboldo, Cézanne et autres, la série a toujours été un moyen d'expression prisé des plasticien(ne)s.
Isabelle Legrand a choisi de nous présenter une série de 24 silhouettes féminines – autoportraits sur des panneaux d'égales dimensions. 24 instantanés photographiques pris en plongée. Le sujet principal devient l'ombre projetée : évidée, elle apparaît en blanc comme le négatif d'une photo. Les fonds, faits en aplats de couleurs vives ne semblent pas toujours pouvoir retenir la silhouette qui s'enfuit hors du cadre. L'impression d'ensemble est saisissante et nous interpelle car elle instille le vertige dans notre regard.
Thème et variations : une œuvre profonde et colorée.
Peintre figurative née en 1967, Nathal ie Lehec a instal lé son atel ier dans le vignoble nantais de La
Chapel le-Heul in. Après ses études d'arts graphiques el le travai l lera pendant 20 ans dans le mi l ieu de
la Presse et de " packaging ". En 2013, el le franchit le pas et devient artiste peintre à plein temps.
Pour notre plus grand bonheur.
"C'est par le portrait que je développe mon univers pictural, thème inépuisable aux
multiples facettes et
représentations. "A travers mes
toiles figuratives, l'Humain est le fil conducteur et le regard un révélateur ".
Et l'Humain, Nathalie l'aime profondément. Qu'ils soient en pied ou en gros plan, ses personnages
transpirent le bonheur de vivre et les regards vifs et brillants, les yeux pleins d'étincelles – qu'ils soient
proches ou anonymes rencontrés lors de voyages en Himalaya. Ses portraits serrés (en très gros plans)
sont particulièrement expressifs.
C'est la qualité du dessin qui nous interpelle et l'acuité du regard. C'est l'ossature du tableau que
Nathalie peint ensuite à l'acrylique en larges touches de couleurs vives et contrastées. Avec des nuances
plus douces, elle maîtrise aussi parfaitement l'aquarelle.
Dans le choix de ses thèmes favoris, la condition féminine paraît très prégnante. On retrouve,
parmi sa production, les portraits de plusieurs femmes qui ont joué un rôle important dans la conquête de
nouveaux droits (Rosa Parks, Germaine Tillon...).
« – Ma peinture est un mélange id'instinct et de
travail ».
Artiste du l ivre et plasticienne originaire des environs de Bordeaux, après des études de Lettres et
Anglais à l 'Université Montaigne, Pascale Chauvin entreprend une formation professionnel le en
gravure et impression à l ’École Estienne à Paris. Exerçant à La Roche-sur-Yon, el le y poursuit ses
études (édition, estampe, photographie) à l ’École d'Art au CYEL. El le crée son propre atel ier yonnais
d'édition, et d' impression : l 'Atelier de Verre.
Sa technique d'estampe favorite ? Le monotype, pièce unique et originale (contrairement à
l'estampe multiple) dont la technique consiste en un dessin sans gravure avec des encres sur plaque de
zinc ou cuivre, qui permet d'imprimer une image unique tout en obtenant des effets spécifiques après le
passage sous une presse.
« - Quand je lève les yeux de mon travail dans le silence de l'atelier, je les vois, petits et grands animaux
qui vaquent à leurs occupations dans mon jardin de ville ou à l'intérieur des murs ; et eux aussi me voient,
toujours vigilants, toujours un œil sur moi, prêts à détaler, à s'envoler, à se terrer. » In
" ICU, je te vois "- linogravure-2016.
De l’univers poétique de l'artiste se dégage un sentiment de plénitude calme qui nous plonge dans
la contemplation de notre environnement immédiat jusqu'à la profondeur vertigineuse d'un ciel de nuit
claire.
Profiter du silence de Debussy pour rêver et méditer.
* Pascale est intervenue dans les 4 écoles d'Aubigny-Les Clouzeaux à raison de 8 heures/école. Elle est également l'autrice de
la biographie d'Eva Demarelatrous, artiste invitée à la Semaine Artistique 2023.
Jeune artiste plasticienne native d'Auxerre, diplômée des Beaux-Arts de Nantes en 2024, Clotilde est à la recherche d'une captation de vibrations imperceptibles et fugaces qu'elle traduit dans ses tableaux dont la plupart paraissent abstraits au premier regard.. .
"Je souhaite laisser parler les transparences qui sculptent les motifs, faire apparaître les lumières et, à travers ces recherches textuelles, figer des atmosphères changeantes et mouvantes".
Cet esprit de transformation qu'elle explore dans ses tableaux reflète son intérêt pour le vivant, notamment les fleurs. Ainsi, chaque œuvre devient un moyen de figer des métamorphoses, nourrie par une passion profonde pour la matière.
Son médium préféré est la peinture à l'huile sur toile qu'elle choisit elle même ( lin, coton, acrylique), suivant la texture qu'elle veut réaliser et qu'elle tend sur ses propres châssis.
Férue d'histoire de l'art, Clotilde est passionnée par Van Gogh et tous les courants des XXe et XXIe siècles, toujours à la recherche de la " texture flottante "... Et de citer Georgia O' Keeffe (pour les fleurs), David Hockney (Splash et les Piscines), et Issy Wood, jeune artiste américaine. On ajoutera Whistler, Monet et les impressionnistes (pour la lumière). Que du beau monde !
Une belle œuvre exigeante en devenir. A encourager !
Artiste peintre d'origine chilienne née en 1971, elle a étudié aux Beaux Arts de Santiago et obtenu une maîtrise et un master en restauration d'Art Précolombien. Après plusieurs années passées au Centre National de Conservation et Restauration de Santiago, elle s'installe en France en 2002 – Lyon, Paris puis Nantes en 2012 où elle pose ses valises.
"Je travaille à partir de documents cartographiques historiques afin de rendre visible l'évolution urbaine. La carte est un point de départ pour la création, la rêverie et l'expression colorée "
Entre le réel et l'imaginaire. Peut-on parler d'abstraction ? La ville est bien réelle et fait sens pour ses habitants. Myriam détourne donc le matériau de base, savamment choisi, pour en faire tout un jeu de couleurs. " – J'aime créer des espaces colorés qui révèlent des formes, puis des harmonies chromatiques ".
Son travail se fait en 2 étapes. Tout d'abord rechercher sur internet – notamment la base de données de la B.N.F. " Gallica ", ou dans les bibliothèques, le plan qu'elle va devoir adapter en taille pour devenir la base de travail de la deuxième étape : la peinture acrylique.
Il y a donc tout un processus qui fait partie de sa démarche artistique. C'est de l'intrication de l'histoire, la trace de l'homme, la recherche chromatique... que naît l'oeuvre d'art.
Et de citer volontiers Yves Klein : " Pour moi, les couleurs sont des êtres vivants, des individus très évolués qui s'intègrent à nous, comme à tout ".
Puissions nous, bientôt, avoir notre propre affiche.
Artiste peintre autodidacte, roubaisien d'origine, Ludovic Mercher, né en 1970, s'est installé en Vendée – Saint Vincent sur Graon – où il y vit et travaille depuis onze ans, loin du tumulte de la grande Cité.
"Autant influencé par l'architecture que la nature, c'est l'équilibre que je cherche dans la toile, l'espace vital qu'il nous faut trouver, entre matière et esprit".
Au premier coup d’œil, la géométrie structure la toile. Des axes sur trois plans, des perspectives à plusieurs points de fuite nous projettent au pied d'architectures grandioses et diaphanes. Pour autant, il ne s'agit pas d'abstraction géométrique, la perspective (illusion d'optique) étant omniprésente.
La palette de Ludovic est volontairement dépouillée. Noir, orange, marron, bleu ciel et un rouge magnifique (le rouge dont les temples Shinto sont peints) viennent ponctuer la toile. Peinture acrylique avec ajouts de collages - fragments de journaux japonais, fibre de papier coréen, plaques de métal rouillées – on devine quelques éléments figuratifs (oiseaux, arbustes, le Mont Fuji) qu'il peint comme des citations d'estampes.
A y regarder de plus près, par delà les tracés rectilignes, apparaissent des masses informes aux couleurs plus organiques – de la rouille, des bruns jaunâtres – sortes de nuages ou vortex de matière venant troubler le bel ordonnancement d'un habitat humain. C'est que la nature a ses droits que l'homme doit respecter et non pas l'inverse. La Nature, entité déifiée comme dans la religion Shintoïste du Japon que l'artiste parvient à traduire par la transparence de ses œuvres qui génère un sentiment d'apaisement et de plénitude.
Profitons du calme intérieur pour admirer ces œuvres.
Photographe professionnelle depuis 7 ans, autodidacte passionnée de photo depuis l'enfance, elle a son studio photo à St Aubin-la-Plaine. Des clichés-souvenirs des colonies de vacances réalisés avec un appareil jetable il y a 30 ans, à la démarche actuelle de pratiquer l'URBEX*, un long cheminement s'est opéré et une passion est née.
"La photographie est pour moi une façon de transmettre des émotions et de partager ma vision du monde à travers ma sensibilité. L’exploration urbaine m’a permis d’aller plus loin dans la transmission des émotions. L’URBEX, c’est un voyage dans le temps, dans les souvenirs et cela fait de ma passion pour la photographie une véritable aventure ".
*URBEX : Pratique consistant à visiter des lieux construits et abandonnés par l'homme. (wiki)
Au néologisme d'Urbexeur on préférera la poésie du « Prince des monte-en-l'air » ou du « gentleman cambrioleur » . Nul doute que G. Brassens eût apprécié qu'on lui déro-bât seulement quelques photos ; Arsène Lupin, quant à lui, a peut-être croisé le chemin de Laurence. Sait-on jamais ? Ce sentiment de transgression en pénétrant l'intimité d'un lieu interdit doit rajouter au plaisir de la photo-témoin d'une histoire.
Laurence Mary travaille avec du matériel numérique en s'imposant une règle : ne pas retoucher l'épreuve. Elle préfère multiplier les shoots pour choisir le bon cadrage, la bonne exposition, attendre le bon éclairage : mais pas de maquillage ni de mise en scène. Approcher l’œil du maître en la personne de Diane Dufraisy-Couraud ou Romain Veillon.
"Je respire la poussière du temps, et j'essaie d'immortaliser ce qu'il en reste."