Alexandre Lamotte

Passionné par le fantastique, qu’il se manifeste sous sa forme littéraire, picturale ou cinématographique, je puise mon inspiration dans une partie de cet univers. Je recherche une forme d’évasion à travers l’onirisme et la féerie, où différentes réalités se croisent et s’enrichissent. Le rêve commence dès que l’esprit s’échappe, tout devient possible.

La peinture réalisée en noir et blanc nous emmène à l’essentiel : un jeu d’ombre et de lumière poétique et gothique.

Rosebud
Rosebud

Pierre Joubert

Peintre figuratif contemporain, son œuvre se lit comme le récit d’une vie passée à explorer inlassablement ces côtes maritimes généreusement nourries d’eau et de lumière qu’il affectionne tant. Mais sa quête picturale ne s’arrête pas là, reconstitués de mémoire d’abord sur des croquis, ces paysages prennent les chemins calcaires d’un sud imaginé.

Inspiré par la lumière des lieux qu’il aime arpenter et un appétit de peintre intact, Pierre Joubert peint tel qu’il est, vif et précis, serein et rigoureux dans ses choix de composition. De manière instinctive, le dessin laisse place à la peinture tout en laissant apparaître quelques lignes originelles verticales ou fuyantes, une véritable image de marque. Doté d’une large palette de couleurs allant du rouge solaire aux teintes les plus douces, il apporte à ses toiles, paysages, marines et compositions florales une indéniable poésie picturale.

Ryuchi
Ryuchi

Jean Godin

Jean Godin construit une œuvre très particulière qui dépasse la vision, qui va chercher la douceur et l’étrangeté d’une atmosphère qui est plus proche d’une poésie que peut dégager un lieu, et qui reste une fenêtre ouverte sur le monde merveilleux des contes et des fées. Les peintures de Jean Godin sortent de leur origine pour prendre leur particularité qui est celle où l’on s’attend à entendre déclamer un poème de Verlaine ou de Baudelaire. Mieux encore, si les vers qui existent ne s’y prêtent pas, leur création est contenue dans la toile. Pour cela, Jean Godin ouvre son premier plan comme une invite à venir parcourir son paysage. Les villages sont en harmonie avec la nature. Les maisons y ont poussé librement, en dehors de toutes contraintes, là où l’envie des habitants les a voulues. Ailleurs un étang aux rives indomptées se prélasse paresseusement parmi les prairies et les vergers. Loin, très loin de la stricte géométrie des cubistes, et bien au contraire de ceux-ci, Jean Godin a rendu toute sa fantaisie à la nature. Gustave Malher a écrit le poème de la terre, Jean Godin l’a peint.

Jean-Godin

Thierry Baudry

Quand cette histoire commença-t-elle ?
Nul ne pourrait sans doute le dire, pas même lui. Il n’y a pas de début, il n’y aura pas de fin, mais plutôt de la faim. Une faim de couleurs et de formes, de matières et de traits.
Le petit Poucet laisse ses cailloux pour retrouver son chemin et comme lui l’homme balise son parcours d’émotions et de joies.
Parfois les allées sont larges et avenantes et parfois le sen- tier est embroussaillé, il faut chercher, se tromper, revenir sur ses pas... Parfois le pas est assuré et parfois le pied hésite, s’accroche.
La métaphore est partout, elle vous guette derrière un poisson rigolard ou au détour d’un hibou pudibond.
Il y aurait tant à dire ou à taire, car l’homme s’effrayera de trop parler de ce qui est à voir et lui sait qu’il y aura encore tant de jours, tant de nuits...

Jean-Pierre Audiger

Autodidacte, jazzman, peintre, plasticien, passionné par le piano et les matériaux nobles qui le constituent, l’ivoire, l’ébène, et différentes essences telles les palissandres, noyers, érables, loupes diverses, que l’artiste assemble en “Noyures”, montages géométriques, incluant tantôt des bribes de partitions de standards de jazz, ou des fragments de photos de ses pianistes préférés, le tout suspendu dans un cadre laissant le soin à la lumière de diffuser les ombres au gré des angles et des fonds.

L’origine des matériaux du clavier naturellement évidente, à la fois animale et végétale par l’ivoire et l’ébène, nous rappelle à l’Afrique, berceau de la naissance du jazz, une musique multicolore, libre à l’éternité.

Cette nouvelle série de “ Noyures ” laisse apparaître une nouvelle vision de mise en majesté de ces touches de piano, utilisant des surfaces de différentes textures en superpositions décalées où des couleurs interviennent autorisant une plus grande liberté à la déclinaison des ces assemblages.

Slimane

L’enfance de l’Art, rude conquête. A l’abri des querelles d’écoles, Ould Mohand Slimane enracine ses toiles dans le passé le plus profond de son pays. Certaines sont enrichies de caractères lybiques, d’autres évoquant l’art pariétal saharien nous donnent à lire l’universel... Ses femmes voilées ou non sont la femme. Ses ânes émouvants sont ceux de la Bible ou de la Grèce antique. Slimane sculpte la matière de ses tableaux, la pétrit, la griffe et lui donne la rugosité des murs dans une lumière éblouissante. Slimane est chez lui au soleil.

Frédéric Musso

Slimane, c’est le Picasso kabyle ; il m’inspire comme il respire.

Fellag

SLIMANE Ould Mohand est né en 1966 à Birkhadem en Algérie. Depuis 1990, ses œuvres exposées en France comme en Europe connaissent un succès grandissant encouragé par des grands noms comme ceux de Jean Daniel, Jean Duvignaud ou Graeme Allwright.

Denis Ricolleau

L’ambiance des scènes de rues, la façon de traduire les personnages, c’est ce qui intéresse le peintre.
A partir de croquis glanés au fil des voyages ou de son imagination, il crée spontanément, modifie, ajoute sur sa toile.

La vision d’un peintre figuratif, c’est de découvrir une autre forme de beauté émotionnelle.

Jacques Pineau

Né dans une famille d’artisans créateurs dont il hérite du savoir-faire dans le champ des émaux sur métaux, Jacques Pineau se lance dans la création d’objets en émail cloisonné jusqu’en 1990, date charnière autour de laquelle il décide d’utiliser plus spécifiquement le verre comme médium de création. Ce passage au verre n’est pas une rupture, mais une continuation.

Ce changement lui permettra de transgresser certaines limites qui lui étaient imposées par les émaux sur métaux notamment le format et les volumes.
Son approche est expérimentale, faite de recherches sur la base de ses travaux antérieurs qui viendront sous-tendre ses œuvres comme un rappel symbolique.

Il trouve ses propres subterfuges, ses orientations personnelles qui le mèneront progressivement à la créa- tion de pièces originales et de propositions proches de l’univers de la peinture. A l’intersection de plusieurs genres, le travail de Jacques Pineau illustre parfaitement les préoccupations contemporaines du monde du verre.

Pierre-Augustin Marboeuf

Qui sont ici les poissons et les chiens ? On dirait qu’ils se confondent au génie de l’auteur comme les danseuses avec celui de Degas.
Pour les faire aussi dodus, pointus, mafflus, aigus, obtus, farfelus, infoutus de flotter, il faut les aimer d’un amour fou. Assez fou pour rêver qu’un jour les filets de tous les océans se mueront en langes pour tous les nouveaux-nés encore en quête de nageoires.

Jean Claude Luez

Comment ne pas voir le jazzman dans ces échappées, dans ces vagabondages, dans ces notes buissonnières, dans cette vivacité du trait, dans ce corps à corps d’encre creusant la matière, dans ces défis au cadre mélodique.

Comment ne pas percevoir les flammèches incendiant les bords, les coups de bec perçant la peau, fouillant la chair perdue, la pulpe d’une terre enfouie.
Comment ne pas voir dans les tiges charbonneuses, le feu, sans cesse, repris d’un souffleur de braises, d’un cracheur d’éclairs.

Chacune de ses projections élargit le cercle, tout en nous repositionnant au centre. Nous redevenons noyau, note bleue gorgée de sang de la terre.
Jean-Claude Luez, ce passe-marais met devant nos yeux ce que boit notre ombre. L’éclatante beauté des choses les plus frêles. Son encre met en fleurs la beauté cachée de la moindre gousse.

Jean-Claude Luez, ce taste-encre cingle nos nuits.